Mon Delacroix en forme d’autobiographie érotique
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I begin my own biography now while painting artworks to illustrate it… You you can command them Here/ Je commence cette semaine une autobiographie illustrée avec de nouvelles peintures que vous pouvez acquérir ici…
Mon Delacroix en forme d’autobiographie érotique
Je dois revenir en arrière et décrire le fil depuis l’adolescence ou même depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui. Dire comment j’étais devenu à l’âge 30 ans une sorte de machine inhumaine malgré mes rêves d’enfant. Je ne regrette pas ces années qui ont été une sorte de libération nécessaire mais qui ne pouvaient continuer sans une suite dangereusement inhumaine où je me serais perdu : si je devais compter les rencontres que j’ai eu en l’espace de 12 ans, entre l’âge de 24 ans et de 36 ans, entre mes débuts en ville – seul dans un 20 m² à Toulouse, jusqu’à la fin à Prague – lorsque j’étais en colocation quelques jours pour m’apercevoir que ce n’était plus possible, j’attendrais le nombre de mille… je me suis aperçu que toutes ces renconttres ne m’amenaient à rien, elles se ressemblaient toutes puisqu’elles se résumaient toujours à la même jouissance, au même jeu sexuel ou bien elles avaient perdu ce piquant que je leur avais trouvé à 17 ans… Au bout du compte, douze ans de rencontres n’avaient pas réussi à effacer cette solitude qui m’accablait déjà à l’adolescence, voir même enfant.
J’ai rencontré pendant ces douze ans, cela a duré cinq ans avec A. mais on n’étaient pas prêts : j’avais 27 ans et lui 23. Cela faisait trois ans quand je l’ai rencontré et je commençais alors à peine à m’ouvrir vraiment à la vie. J’habitais pour la première fois au centre ville… Cette ouverture n’avait lieu qu’alors malgré mes multiples essais dès mes 17 ans.
A 17 ans, sans avoir la majorité légale pour le faire, j’ai quitté le berceau familial pour aller sur les routes rencontrer la vie… pendant ces sept premières années où je voulais être un adulte et cela jusqu’à mes 24 ans, je suis resté dans la maison familliale en essayant de voyager le plus possible…


Je suis allé dans les capitales européennes : Paris, Rome, Amsterdam, Barcelone, Londres pour quelques jours voir quelques semaines… Quand on est adolescent, il n’est pas facile de rencontrer les autres. une barrière psychologique nous en empêche et c’est le sexe : en étant vièrge, je ne pouvais parler en toute liberté avec ce nouveau monde. J’ai dû mal comprendre comment le monde tourner à partir de ce moment là à 17 ans… Finalement en insistant longuement de rares hasards m’ont fait lier des rapports plus sexuels qu’amicaux avec des gens de circonstance. Et le premier moyen pour les trouvais fut l’autostop.

Photo: Terribletoxicboy @ deviantart
Lorsque je pus aller plus loin avec un garçon ou une fille souvent plus agé que moi et plus expérimenté, je n’ai jamais su comment le ou la retenir ou revenir vers lui ou vers elle… C’est l’atout de la prime jeunesse qu’on peut profiter de l’attraction et des désirs pour recharger ses batteries en peu de temps et à peu de frais : en une simple conversation avec un inconnu dans un train ou dans sa voiture, on peut fantasmer beaucoup, rêver beaucoup, partager ses désirs sexuels et ses projets fous de voyages autour du monde…
En se quittant, on se dit que c’est déjà fini avec lui ou avec elle. Mais on ne regrette pas car le monde n’est plus romantique du tout. Chacun vaque à ses occupations seul, dans une petite partie de la planète, rafraîchi par une petite “bourre” avec un inconnu d’un autre monde… C’est exactement ce qui m’est arrivé et ce que j’ai cherché entre 17 et 24 ans.

“Coming n°5, nice blond guy isn’t he?” by Cyril Georget, June 2010. http://3days1paint.wordpress.com/2010/06/
Je n’étais pas majeur lorsque j’ai été pris en stop la première fois. J’ai considéré ces relations avec des jeunes hommes ou femmes comme un partage de rêves non seulement érotique mais on refaisait le monde à chaque fois sans vraiment parler d’amour. Il y a eu ainsi Rita. Ses parents l’appelèrent comme ça, son père surtout en hommage aux seins de Rita Hayworth. Je suis resté quelques semaines avec elle à Montpellier entre 17 et 18 ans. Elle avait des formes rondes et douces et son père avait réussi : de très gros seins.

Mais au-delà des attraits érotiques de son corps, l’enfant qui voulait être adulte a trouvé un mentor. On fit du yoga ensemble et nous échangeâmes de longues conversations sur la vie. Elle m’appris la diététique et je devins végétarien, on pratiqua le jeûne une fois de temps en temps. J’appris ce qu’il fallait savoir quand on s’allonge sur le sexe opposé. Charnelle mais laide, je l’ai aimée pourtant avec ce coeur fragile d’enfant encore attaché au berceau familiale malgré ce que je disais… Disons que je l’ai aimé profondément pour son esprit, sa spiritualité et que j’ai essayé de l’aimer charnellement jusqu’à l’écoeurement et bientôt l’impuissance… Après plusieurs séances de Yoga, je dessinai les positions avec des corps de garçons nus qui la surprirent : elle compris mon attirance alors.

On habita quelques semaines ensembles. Comme je n’avais que 17 ans et qu’elle en avait onze de plus que moi, je n’ai pu m’empêcher de chercher la mère plus que l’amante en elle, la sécurité de cette nouvelle vie à laquelle je voulais m’ouvrir plus que l’amitié qui était née entre nous mais que je ne savais pas conserver intacte avec mes ébats amoureux bizarres qui se terminaient mal. Mes premiers émois juvéniles maladroits lui firent haïr mes désirs narcissiques à travers ces dessins de yoga. Pourquoi ne la dessinai-je pas elle, si je voulais toujours lui faire l’amour ? Qu’est-ce que je voulais prouver ? Ne me comportai-je pas comme une sorte de gigolo finalement ? Elle en eu vite assez et décida de se séparer de moi. Je dü trouver un studio à Montpellier et y vivre seul. J’avais un petit boulot très créatif de journaliste en herbe dans une radio mais qui payait rien. Plus je m’ouvris au monde plus mon désir pour elle s’émoussa…
Rita m’a prit en stop un soir à Montpellier lors de mon premier “voyage” loin de mes parents. Elle avait les cheveux mouillés par la piscine. Après une longue conversation dans sa voiture et une nuit entière à me faire visiter la ville et les plage, on fit l’amour dans les dunes car elle avait une amie chez elle. Je restais avec elle jusqu’au matin où elle me remit sur la route où je continuai mon voyage vers l’Italie. Rentré chez mes parents à nouveau je lui téléphonais et la retrouvais à Montpellier plusieurs fois… Mais je découvris aussi que je pouvais rencontrer d’autres personnes en auto-stop. Ma deuxième relation dont je me souviens, un peu après celle de Rita, fut celle d’un garçon de 25-30 ans…

Spence Tunick LYON -17
Il était chef représentant VRP en pommes dans les supermarchés près de Marseille. Les VRP ont pour habitude de rompre leur longue solitude car ils font des milliers de kilomètres chaque semaine, grâce aux auto-stoppeurs… De fil et en aiguille, le soir est tombé tandis qu’il arrivait à Marseille. Il s’est arrêté chez des amis , deux jeunes hommes bruns qui lorsque nous sommes rentré dans leur chambre sans frapper étaient en train de faire l’amour. C’était la première fois que je voyais deux beaux mecs bruns méditerranéens en train de se caresser donc je ne pus cacher mon contentement, ce qui les agaça grandement. Ce n’est que le lendemain à la lumière de l’aube que je m’aperçus que la maison était grande, au bord de la route escarpée, dans un tournant sur une falaise qui se jetait dans la mer. Cela ne fit qu’ajouter au vertige de mes sentiments mais je n’aimais pas le VRP.

Young Man Making Yoga on a Beach by Cyril Georget, Oil on canvas, 90x40cm August 2011
Rita était déjà bien loin. Je n’avais aucune notion de ce que peut être la fidelité. Je reviendrai bientôt la voir pour essayer de commencer une nouvelle vie avec elle mais ce n’était que calcul : mes galipettes dans le sable étaient bien moins excitantes en comparaison de ça : ces deux gars très masculins allongés sur leur lit en train de se caresser… Ils nous renvoyèrent énervés et fermèrent la porte. Ils mirent longtemps à nous rejoindre dans le salon où nous nous étions réfugiés pour trouver une grosse fille avec qui nous discutions. Ce VRP n’était pas très beau, malingre sans charme et l’air coincé. Nous nous couchâmes sur le parquet côte à côte toutefois et pudiquement après avoir repoussé toute naissance de ses avances, nous nous endormions simplement pour nous réveiller tôt car le VRP devait aller dans un supermarché pour mettre les choses au point avec un de ses employé pas très loin de là. Il me raconta son enfance ànCassis, le daufin qui revenait chaque année et que les nageurs pouvaient caresser et passé son excitation pour moi, il me devint sympathique comme toute personne qui parle de son enfance et se révèle dans ses plus belles années de rêve et de beauté… Après le supermarché où il se montra tyranique envers l’employé, il décida de m’accompagner jusqu’en Italie…
Je voulais tellement expérimenter la vie, comme Baudelaire ou Rimbaud, que je n’ai eu aucun sentiment de fidélité pour Rita à ce moment-là. Je reviendrai bientôt pour vivre ma nouvelle vie à Montpellier au près d’elle, puis loin d’elle…
Le VRP téléphona de sa voiture à sa secrétaire pour lui dire qu’il était malade et qu’il n’irait trvailler que le lendemain. Ca nous laissait 24 heures pour aller en Italie. Passé la frontière, il eu peur. Peut-être parce que je n’étais pas majeur. Il s’arrêta à un hôtel grand et laid dans la banlieu de Genève. Il devintplus réservé que jamais. Sans doute comprenait-il à présent que j’étais arrivé à mon but : l’Italie et sentait-il que je voulais être seul. Une fois arrivés dans lasuite rose bonbon très années 70 (on était en 1987) je pris un bain et déambulai nu dans lla chambre, insouciant… il fut si choqué de me voir soudain dévêtu qu’il me pria au moins de me couvrir le bas. Malgré mes 17 ans et mon manque total d’expériences avec les garçons, je ne comprenais pas comment il voulait coucher avec moi si même la vue de mon corps nu le repoussait tant. Une fois au lit je compris que j’avais bien manigancé : il me dévora sous la couette passionément pour ma première pipe que me faisiat un garçon. C’était ma première fellation masculine. J’avais du mal à cacher mon trouble. Rita comme beaucoup de filles avait refusé de m’en faire, même si je leur faisais des cunilingus…

William Newhouse, Union 2007

En fait tout c’était passé en quelques mois seulement. J’avais été pris d’une forte poussée d’adrénaline en attendant ma majorité. En décembre 1986, j’avais réussi à parler avec celle que j’aimais. D’habitude les filles qui m’intéressait me rendaient muet et je désespérais de lees rencontrer en secret. Vivianne, elle , accepta de venir avec moi au concert des Cure. Et de cacher l’objectif de l’appareil photo de mon père entre ses seins qu’elle avait inexistant. Tandis que je cachais le corps du Canon dans la manche de mon gros manteau jazzy avec lequel j’allais voyager cet hiver-là sur les routes entre Toulouse et l’Italie. Notre plan fonctionna à merveille. je tirais des photos étrange de ce concert des Cure que eje vendis par correspondance. Vivianne était deveue proche de moi. On se croisait à l’école. En février, les vacances d’hiver, je fugais avec mon gros manteau jazzy je tendais le pouce et partai vers l’Italie malgré le froid, faisant du stop la nuit au bord de l’autoroute…. Mon voyage à Venise était différent en février. Presque rien ne s’était passé en allant à Venis en ue journée. J’avais hésité à prendre le train en fraude. Je m’étais fixé la ville qui me semblait la plus belle pour la photographier. Je volais encore une fois le Canon professionnel de mon père qui devint de plus en plus rancunier lui pour qui la photo était une passion depuis que j’étais bébé…
De Chirico, Palfreniere-con-due-cavali-1937


Arrivé près de Cannes un couple de tantes me prirent : opéra à fond sur l’autoradio. Restaurant très cher à la soupe aux algues. Hôtel sur la Croisette. Mais c’était déjà Paques. A suivre…
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